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Yasmeen Perrin.
Décryptage retail : les pop-up stores deviennent des House
On pourrait croire que ce n’est qu’un détail. Un simple choix de nom.
Pourtant, dans le retail, les mots choisis ne sont jamais neutres. Depuis quelque temps, les marques ne parlent plus seulement de pop-up store.
Elles ouvrent des House :
Running House.
Glow House.
Summer House.
Derrière ce changement lexical, il y a une intention. Une stratégie. Une manière d’appréhender la relation client. Car nommer un lieu, c’est définir la manière dont il sera perçu.

Un mot qui change la perception
Un “store”, c’est un point de vente. Un espace pensé avant tout pour la performance commerciale, structuré autour du produit et du chiffre.
Une “house”, c’est autre chose. Le mot évoque l’hospitalité. L’intimité. La proximité. On n’entre pas dans une maison comme on entre dans un magasin, et c’est précisément là que le changement s’opère.
En parlant de house, la marque change complètement la perception de leur audience : on ne vient plus seulement acheter, on vient rencontrer, partager et passer un bon moment.
Le vocabulaire choisit est clé : il redéfinit entièrement le lieu avant même que l’expérience ne commence.
Quand le mot devient outil de branding
Prenons des exemples concrets :
Running House de New Balance à Marseille (avec Nestore)
Ici, le lieu devient un point de ralliement. On y parle running, on y crée des barres protéinés, on participe à des activités. La communauté est centrale. Le terme “house” ancre l’idée d’un foyer pour les runners.
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Glow House de Respire
La marque ne crée pas uniquement un espace beauté. Elle matérialise son univers autour du bien-être et de l’énergie. “Glow” donne le fond, “House” donne la forme : un espace intime et chaleureux (aux teintes orangées), loin de l’image froide d’un point de vente.

Idôle House de LancômePlutôt que d’ouvrir une boutique éphémère classique, Lancôme a choisi de baptiser son espace “Idôle House”. On ne se contente pas d’essayer un parfum, on entre dans la maison Lacôme. Ici, “House” agit comme un marqueur de proximité, transformant une interaction commerciale en une rencontre émotionnelle avec la marque.

Dans ces cas, le mot agit comme un moteur émotionnel. Il installe une atmosphère avant même la scénographie.
Pourquoi ce choix aujourd’hui ?
Parce que le retail n’est plus uniquement un canal de distribution. C’est un média. Un levier d’image. Un outil de fidélisation.
Dans un environnement saturé, la différence ne se joue plus seulement sur le produit ou le prix. Elle se joue sur la perception, et la perception commence par le langage.
Employer “house”, c’est atténuer la dimension commerciale. C’est créer de la proximité.
C’est inscrire la marque autre que marchand.
C’est une manière de dire : nous ne vous vendons pas seulement quelque chose, nous vous ouvrons nos portes de chez nous.
Le poids stratégique des mots
Le naming est souvent relégué au second plan.
Pourtant, il conditionne :
- la projection du client
- le ton de la communication
- la scénographie du lieu
- la viralité sur les réseaux
Un mot peut rendre un espace froid ou ultra désirable.
Ce pouvoir repose sur des mécanismes psychologiques fins, presque invisibles, car les mots activent des images mentales.
Conclusion
Si les marques parlent aujourd’hui de “House”, ce n’est pas un hasard. C’est le signe d’un retail qui cherche à créer du lien durable, à installer une relation plutôt qu’à déclencher une simple transaction.
Le choix des mots influence l’émotion des consommateurs.
Dans un secteur où tout est question d’image et d’attention, la stratégie commence parfois par quelque chose de très simple : le bon mot.
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